Sorj Chalandon

  • (Grasset, 2021)
    Enfant de salaud
     
    Sorj Chalandon
    (Grasset, 2021)
    Enfant de salaud
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    Enfant de salaud

    Dans Enfant de salaud, Sorj Chalandon revient sur cette figure paternelle, dont la folie, les mensonges et la violence ont contaminé une grande partie de ses livres, depuis Le petit Bonzi, en passant par La légende de nos pères et profession du père.
    A la veille du procès Klaus Barbie qu’il est chargé de couvrir pour son journal, un journaliste découvre le passé collaborationniste de son père, un père qui a porté cinq uniformes et déserté quatre fois.

    Une plongée vertigineuse dans l’Histoire, la guerre, la mémoire et la quête de vérité.

     

    Journaliste et grand reporter, Sorj Chalandon est l'auteur de reportages sur l'Irlande du Nord et le procès de Klaus Barbie qui lui ont valu le Prix Albert Londres en 1988. De 1973 à 2007, il est journaliste à Libération. Il est aujourd'hui journaliste au Canard Enchaîné.
     

    Bibliographie

    Sorj Chalandon a publié dix romans : Le petit Bonzi (Grasset, 2005) pour lequel il est invité en 2006 au Festival du Premier Roman, Une promesse (Grasset, 2006), Prix Medicis, Mon traître (Grasset, 2008), Prix Jean Freustié, Prix Joseph Kessel, Prix Simenon et Prix Lettres Frontière 2008, La légende de nos pères (Grasset, 2009), Prix Ouest du Printemps du Livre, Retour à Killybegs (Grasset, 2011), Grand Prix de l’Académie française, Le quatrième mur (Grasset, 2013), Prix Goncourt des lycéens, Prix des lecteurs Escale du livre et Prix des libraires du Québec, Profession du père (Grasset, 2015), Prix du Style, Le jour d'avant (Grasset 2017), Une joie féroce (Grasset, 2019) et Enfant de salaud (Grasset, 2021).

    Sorj Chalandon est régulièrement invité au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines, il en a été le parrain de 2008 à 2012.
    Il est également invité régulièrement en saison littéraire : en 2006 pour Une promesse, en 2008 pour Mon traître, en 2009 pour La légende de nos pères, en 2011 pour Retour à Killybegs, en 2013 pour Le quatrième mur, en 2015 pour Profession du père, en 2018 pour Le jour d'avant, en 2019 pour Une joie féroce, et en 2022 pour Enfant de salaud.
    Depuis 2013, il est le président du jury du Prix Littéraire du 2e roman organisé par Lecture en Tête.

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    Enfant de salaud
    Enfant de salaud
    (Grasset, 2021)

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    Dans Enfant de salaud, Sorj Chalandon revient sur cette figure paternelle, dont la folie, les mensonges et la violence ont contaminé une grande partie de ses livres, depuis Le petit Bonzi, en passant par La légende de nos pères et profession du père.
    A la veille du procès Klaus Barbie qu’il est chargé de couvrir pour son journal, un journaliste découvre le passé collaborationniste de son père, un père qui a porté cinq uniformes et déserté quatre fois.

    Une plongée vertigineuse dans l’Histoire, la guerre, la mémoire et la quête de vérité.

     

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    Une joie féroce (Grasset, 2019) - Sorj Chalandon - Festival du Premier Roman et de Littératures Contemporaines 2021
    Une joie féroce
    (Grasset, 2019)

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    Libraire pudique et discrète, Jeanne est brusquement animée par une rébellion intérieure lorsque son médecin lui détecte une tumeur cancéreuse au sein. Métamorphosée, elle découvre alors la véritable liberté, l'urgence de vivre, et goûte à l'ivresse de l'insoumission et de l'illégalité aux côtés de Brigitte, Mélody et Assia.

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    Le jour d'avant
    Le jour d'avant
    (Grasset, 2016)

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    « Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.

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    Profession du père
    Profession du père
    (Grasset, 2015)

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    "Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
    Je n'avais pas le choix.
    C'était un ordre.
    J'étais fier.
    Mais j'avais peur aussi…
    À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet."

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    Le quatrième mur
    Le quatrième mur
    (Grasset, 2013)

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    "L'idée de Samuel était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.
    Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne ..."

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    Retour à Killybegs
    Retour à Killybegs
    (Grasset, 2011)

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    "Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence."

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    La légende de nos pères
    La légende de nos pères
    (Grasset, 2008)

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    Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. « Toute vie mérite d’être racontée », disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial. Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe. Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l’Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n’a raconté sa bravoure qu’à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte. Marcel Frémaux va s’atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l’Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n’a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui. En écoutant Beuzaboc, c’est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s’installe. C’est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l’enfer.

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    Mon traître
    Mon traître
    (Grasset, 2008)

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    Mon Traître est l’histoire d’Antoine, luthier parisien qui découvre l’Irlande des violons. Il ne sait rien du Nord. Peu lui importe. Ses héros sont archetiers, grands luthiers de légende. La guerre n’est pas encore passée par lui puis, un jour, elle s’impose. Antoine va devenir Tony, pour les gens de Belfast, parce qu’il les verra vivre et souffrir et se battre. Et qu’ils l’aimeront en retour comme un fils. Et puis il y a Tyrone Meehan. L’Irlande est sa bataille. Il boit, il chante, il vous enlace, il vous prend le bras pour parler en secret. Il est engagé à jamais, sans que jamais rien ne le trahisse. Il est l’insoupçonnable. Tyrone donc, l’ami d’Antoine, son frère, son traître à lui. Tyrone n’est pas Denis (le personnage réel qui a inspiré Tyrone). Leurs regards se ressemblent pourtant. Sorj Chalandon n’est pas Antoine, leur douleur est pourtant la même. Denis Donaldson a été exécuté le 4 avril 2006, alors que Sorj Chalandon écrivait l’histoire de Tyrone Meehan. Il a été tué par une arme de chasse, dans le petit cottage familial qui le cachait. Nous ne savons pas qui tenait le fusil. Personne n’a été accusé ce jour.

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    Une promesse
    Une promesse
    (Grasset, 2006)

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    Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, ui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial. Voici l'histoire d'une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d'enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu'un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu'au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent. Voici l'histoire d'une fraternité.

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    Le petit Bonzi
    Le petit Bonzi
    (Grasset, 2005)

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    Jacques Rougeron a douze ans, l'âge où les mots s'enchaînent pour rien, hurlés sous le préau de l'école ou murmurés à la table du père. Jacques Rougeron regarde jaillir ces mots sans pouvoir en attraper aucun. Jacques Rougeron est bègue. Il est bègue, mais le petit Bonzi, son ami, lui dit qu'une herbe magique existe, qui peut le guérir de son mal. Qu'elle existe chez les Indiens, très loin, mais aussi à Lyon, chez lui, et qu'il n'a qu'à goûter ce qui pousse dans la ville, sur les murs, entre les pavés, sur l'écorce des arbres, au pied de son immeuble, même. En attendant sa guérison, le petit Bonzi lui explique comment être respecté à l'école et aimé à la maison. A l'école, il n'a qu'à dire que son père a brusquement disparu de la maison. A la maison, il n'a qu'à prétendre qu'une épidémie de peste s'est abattue sur l'école... Nous sommes le dimanche 29 novembre 1964. Entre deux bouchées d'herbe, Jacques Rougeron raconte que son père a disparu et que la peste décime ses copains. Il sait que dans cinq jours, ses parents ont rendez-vous avec Manu, l'instituteur. Que tout sera découvert. Cinq jours. Cinq jours hors d'haleine pour devenir grand. Cinq jours avec le petit Bonzi à ses côtés. Le petit Bonzi, son ami, son presque frère, sa part de secret, son ombre. Bonzi, celui qui le regarde maintenant se jeter dans le piège.