- (La Contre-Allée, 2026)Mutines
@ Fondation Jan Michalski - Wiktoria Bosc(La Contre-Allée, 2026)MutinesnonImage
Pour un pain volé, pour vagabondage ou pour indiscipline ; suite à une lettre de dénonciation d’un frère, à la tyrannie d’un père ; au nom de la protection et de l’éducation, sur fond de peur du corps féminin et des classes populaires, des jeunes filles sont jugées comme délinquantes et enfermées dans une école de préservation. Elles s’appellent Marthe, Monelle, Jeanne ou Berthe. Âgées de 11 à 21 ans, elles sont toutes considérées comme coupables ou, pour le moins, dérangeantes.
Discipline et maltraitance sont le lot quotidien de ces pupilles soumises à la violence des surveillantes, à des ordres qui brisent les nuques.Mais ces mauvaises filles résistent…
Un jour de novembre 1934, trois heures durant, sur les toits de l’école de préservation de Clermont, ces jeunes filles se réapproprient leur enfance inachevée et remplissent le ciel de leurs chants et de leurs rires. Un soulèvement-joie auquel Perrine Le Querrec prête son souffle en donnant voix à ces mutines.
Perrine Le Querrec a publié une vingtaine d'ouvrages, entre poésie, romans, pamphlets et nouvelles : Coups de ciseaux (Les Carnets du Dessert de Lune, 2007), Bec et Ongles (Les Carnets du Dessert de Lune, 2011), Têtes blondes (Lunatique, 2015), La Patagonie (Les Carnets du Dessert de Lune, 2015), L’Apparition (Lunatique, 2016), La Ritournelle (Lunatique, 2017), Les tondues (Z4, 2017), Ruines (Tinbad, 2017), La Construction (Art&fiction, 2018), Bacon le cannibale (Hippocampe, 2018), Vers Valparaiso (Les Carnets du dessert de lune, 2020), Rouge pute (La Contre allée, 2020), Prix CoPo des lycéens 2019, La Bête, son corps de forêt (Les Inaperçus, 2020), Bacon / D’Agata (The eyes, 2020), Les trois maisons (Éditions d'en bas, 2021), Feux (Bruno Doucey, 2021), Les alouettes (Éditions d'en bas, 2022), Le prénom a été modifié (La Contre allée, 2022), Warglyphes (Doucey, 2023), La fille du chien (Les lisières, 2023), Les mains d’Hannah (Tinbad, 2023), Les pistes (Art&fiction, 2024), Le Plancher (La Contre allée, 2024 – Troisième édition), Soudain Nijinski (La Contre-Allée, 2024), Carole (duo PLY) (Les Inaperçus, 2025), Pièces d'eau (Bruno Doucey, 2025), Christa (Les Carnets du dessert de lune, 2026) et Mutines (La Contre-allée, 2026).
* 2017 : invitée dans le cadre de la saison littéraire pour l'ensemble de son oeuvre
* 2019 : invitée au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour Rouge pute
* 2021 : accueillie en résidence de création en quartier prioritaire au Pavement à Laval et au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines
* 2026 : invitée au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour MutinesnonImage
Feux(Bruno Doucey, 2021)Plus d'infos
Quel point commun y a-t-il entre la caverne où dansent des ombres, la ville de Pompéi et la bibliothèque d’Alexandrie ? Entre Jeanne d’Arc et Antonin Artaud ? Entre le Reichstag et Oradour-sur-Glane ? Entre un autodafé et une immolation ? Entre la rue de la Vieille-Lanterne à Paris et la place Jacques-Cartier de Montréal ? Entre la femme d’Henri Michaux et le printemps arabe de 2011 ? Entre la nuit polaire de Jack London et l’Australie de 2019 ? Il faudrait un répertoire pour dénombrer tous les feux dont parle Perrine Le Querrec dans ce livre incandescent. À la plasticité du feu répond celle de la page : que le poème soit centré comme un brasier ou en colonnes comme des flammes, l’arc électrique des mots crépite sur le papier. Un livre qui réactive une mémoire enfouie et allume des signaux. De quoi attiser la curiosité du lecteur qui brûle déjà d’entrer dans ces pages.
nonImage
Rouge pute(La Contre-Allée, 2019)Plus d'infos
“Pendant plusieurs semaines, des femmes, des héroïnes, m’ont confié leur vie et leurs mots. Notre besoin commun de briser le silence et l’indifférence autour des violences conjugales et ses nombreux visages. […] C’est cela que vous allez lire.” Perrine Le Querrec
nonImage
Le prénom a été modifié(Les doigts dans la prose, 2014)Plus d'infos
« Finalement je me suis décidée. Je suis descendue à la cave. Je m’y suis enfermée. Avec mes mots, ma colère, la tête pleine de ses cris et du silence indigne des autres. J’y suis restée, dans la cave. Je ne pouvais pas y croire, je ne pouvais pas m’y résoudre, je refusais d’oublier, de passer à autre chose, de la voir disparaître.
Elle, sans prénom, prénom modifié. Elle, singulier, pluriel, comme les viols dont elles ont été victimes. Les mots me tombaient dessus comme les hommes lui étaient tombés dessus.
Mais moi je les voulais ces mots-là, je voulais rompre tous les silences qui l’enterraient, qui la condamnaient.
Je suis allée les chercher, un par un, je les ai obligés à se tenir devant moi, je les ai interrogés, tournés et retournés, je voulais qu’ils disent tout, qu’ils crient plus fort que ce silence impossible. »