Lecture et transats : Arno Bertina
Détente et transats pour poser le corps,
entendre le texte et savourer les mots.
Arno Bertina lit un extrait de Des obus, des fesses et des prothèses (Verticales, 2025),
dans lequel l'auteur explore l'improbable cohabitation entre des rescapés de la guerre
aux corps mutilés et des femmes qui se relèvent d'opérations de chirurgie esthétique.
- Arno Bertina(Verticales, 2025)Des obus, des fesses et des prothèses
© Francesca Mantovani / Gallimard(Verticales, 2025)Des obus, des fesses et des prothèsesnonImage
Nous sommes au bord de la Méditerranée, un ou deux ans après la chute de Ben Ali, dans un palace non loin de Tunis. La terrasse donne sur la plage mais la clientèle n’en profite pas, ni de la piscine. Et pour cause : rescapés de la guerre en Libye, les hommes ont subi de graves mutilations ; et les femmes, couvertes de pansements, se relèvent d’opérations de chirurgie esthétique. Autour du bassin étale, de manière à la fois grotesque et poignante, on se regarde en chiens de faïence. Quatre personnages — Rafika, Madjed, Naïma, Hassen — se demandent à tour de rôle comment fuir ce lieu morbide, et ne pas renoncer à la joie.
Arno Bertina a publié Le Dehors ou la Migration des truites (Actes Sud, 2001), Appoggio (Actes Sud, 2003), Anima motrix (Verticales, 2006), J'ai appris à ne pas rire du démon (Naïves, 2006), Ma solitude s'appelle Brando. Hypothèse biographique (Verticales, 2008), Je suis une aventure (Verticales, 2012), Des lions comme des danseuses (La Contre-Allée, 2015), Des châteaux qui brûlent (Verticales, 2017), L'âge de la première passe (Verticales, 2020), Ceux qui trop supportent (Verticales, 2021) et Des obus, des fesses et des prothèses (Verticales, 2025).
* 2018 : invité au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour Des châteaux qui brûlent
* 2023 : invité dans le cadre de la saison littéraire pour Ceux qui trop supportent
* 2026 : invité au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour Des obus, des fesses et des prothèses