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Velibor Čolić

  • (Gallimard, 2024)
    Guerre et pluie
     
    Velibor Čolić - Festival du Premier Roman et de Littératures Contemporaines 2021
    (Gallimard, 2024)
    Guerre et pluie
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    Guerre et pluie

    Enrôlé à vingt-huit ans dans l’armée croato-bosniaque lors de l’agression de la Bosnie par l’armée fédérale ex-yougoslave, Velibor Čolić a connu l’épouvante où sombraient les hommes, et tout ce monde de beauté paisible qui avait été le sien jusque-là. Il a consacré dès lors son énergie à trouver le moyen de déserter. Guerre et pluie est un récit à la fois halluciné et drolatique. La description de cet univers d’effroi, où aucune loi n’existe, où un soldat peut jeter une grenade sous une vache pour rire, où un autre peut voler à un vieillard son appareillage respiratoire pour le revendre, est tempérée par la douceur merveilleuse des souvenirs d’avant — en particulier des souvenirs amoureux, évoqués avec une délicatesse et une poésie qui subjuguent.

    Velibor Čolić a publié en serbo-croate Les Bosniaques (Galilée, 1993), Chronique des oubliés (La digitale, 1994), La vie fantasmagoriquement brève et étrange d’Amadeo Modigliani (Le Serpent à plumes, 1995), Mother Funker (Le serpent noir, 2001) et Perdido (Le Rocher, 2005), et directement en français Archanges (Gaïa, 2008), Jésus et Tito (Gaïa, 2010), Sarajevo omnibus (Gallimard, 2012), Ederlezi (Gallimard, 2014), Prix des lecteurs de la ville de Brive, Manuel d'exil (Gallimard, 2016), Le livre des départs (Gallimard, 2020) et Guerre et pluie (Gallimard, 2024).
    Il a reçu le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 2014 pour l’ensemble de son œuvre.

    * 2009 : invité au Festival du Premier Roman pour son premier roman (écrit directement en français) Archanges
    * 2010 - 2011 : accueilli en résidence d'écriture en Mayenne
    * 2011 : invité au Festival du Premier Roman (accueilli en résidence d'écriture en Mayenne)
    * 2012 : invité dans le cadre de la saison littéraire pour Sarajevo omnibus (écrit lors de sa résidence d'écriture en Mayenne)
    * 2020 : invité pour les "10 ans de résidence d'écriture en Mayenne" (annulé en raison du covid)
    * 2021 : invité au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour le recueil Paysage(s) et pour Le livre des départs
     

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    recueil de textes inédits
    Paysage(s)
    (Warm, 2021)

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    « Offrir des paysages à des auteurs talentueux, les y installer pour quelque temps, c’est laisser un monde infuser dans leur regard. Bouilleurs de crus, bouilleurs de mots, ils nous affolent les sens, ils nous enivrent en métamor-phosant l’espace en phrases. Ils ont distillé des paysages d’automne et d’hiver, paysages agricoles, sauvages, urbains, ils les ont avalés, dévorés, déformés. Ils se sont mêlés à ces lieux, pour nous offrir ce que leur sensibilité, leur imagination, leurs rêveries, en ont tiré. Ces quelques textes sont des chimères, mi-hommes mi-paysages. » Carole Martinez

    Entre fiction, poésie et journal de bord, Paysage(s) est un parcours polyphonique en compagnie de dix auteurs accueillis en résidence d’écriture en Mayenne par Lecture en Tête.

    Textes de Wilfried N’Sondé, Virginia Bart, Jaunay Clan, Violaine Bérot,  Velibor Čolić, Makenzy Orcel, Marlène Tissot, Olivier Maulin, Charles Robinson, Denis Michelis. Préface de Carole Martinez

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    Le livre des départs (Gallimard, 2020) - Velibor Čolić - Festival du Premier Roman et de Littératures Contemporaines 2021
    Le livre des départs
    (Gallimard, 2020)

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    Poursuivant l'entreprise commencée avec son Manuel d'exil, Velibor Colic reproduit l'errance désespérée des migrants, évoquant avec humour ses rapports avec les institutions, les administrations, les psychiatres mais aussi les écrivains et les femmes. Il mêle à ce récit autobiographique une réflexion tourmentée et lucide sur l'exil.

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    Sarajevo omnibus
    Sarajevo omnibus
    (Gallimard, 2012)

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    Sarajevo omnibus propose un portrait de la ville de Sarajevo à travers différents personnages historiques ou lieux emblématiques, qui ont tous un rapport avec la tragédie inaugurale du vingtième siècle : l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914.
    Ainsi nous rencontrons tour à tour Gavrilo Princip, ce jeune Serbe dont le geste déclencha le cataclysme de la Première Guerre mondiale ; Viktor Artamanov, affairiste russe illuminé, qui finança au nom du tsar l'aventure de la «Main Noire», organisation terroriste vouée à la libération de la Serbie du joug austro-hongrois ; le fondateur de la Main Noire, le colonel Dimitrijević dit «Apis», qui bâtissait ses théories grand-serbes en buvant de la slivovice dans un fameux bistrot de Belgrade ; Ivo Andrić, immense écrivain, Prix Nobel, qui appartint un temps à cette mouvance...
    Mais aussi des personnages oubliés, tel le rabbin Abramovicz, philosophe et poète, qui reçut dans la nuque l'une des cinq balles destinées à l'archiduc, le curé Latinović, fêtard repenti, ou encore l'imam Dizdarević - seul Bosniaque à avoir peur de sa femme, dit-on. Sans oublier Nikola Barbarić, grand-père de l'auteur, également présent lors de l'attentat, personnage fantasque qui eut quatre épouses et plusieurs vies. Tous ont assisté à la mort de l'archiduc.
    Le récit de Velibor Čolić n'est jamais pesant ni funèbre, mais vif, précis, surprenant, enjoué. Il considère avec une distance désabusée l'enchaînement de circonstances horribles et comiques qui constitue l'histoire des hommes

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    Archanges
    Archanges
    (Gaïa, 2008)

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    Quatre voix qui témoignent de l'horreur. Une victime et trois bourreaux. Quatre archanges, messagers de leurs destins à jamais liés.
    Esdras est un clochard qui fait le singe sur un banc public à Nice. Le Duc est en taule, réduit à un tronc, quelque part dans le nord de l'Europe. Le Fils est mort, assassiné dans un train qui fuyait Zagreb. Et puis il y a Senka, la jeune fille de 13 ans, la fille-fantôme, «l'Ombre», comme le signifie aussi ce prénom serbo-croate. Une ombre qui hante ses bourreaux. Car Senka est morte, violée et assassinée, avec toute la barbarie dont l'Homme est capable, dans un pays en guerre. Senka qui «n'est plus rien. Sinon un beau murmure sur les lèvres de son assassin». Senka, condamnée à vivre dans l'immensité poussiéreuse de l'Éternité, descend parfois sur terre et s'assoit sur les genoux de ses bourreaux : « Allez mon vieux, pense à moi. Ne m'oublie pas. Si tu m'oublies, je n'existe plus.»

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La passerelle
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