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Hélène Dorion

  • (Bruno Doucey, 2021)
    Mes forêts
     
    Hélène Dorion
    (Bruno Doucey, 2021)
    Mes forêts
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    Mes forêts

    Son nom semble la relier à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu’elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s’évase. Dans ce recueil voué aux forêts, elle fait entendre le chant de l’arbre, comme il existe un chant d’amour et des voix de plain-chant. « Mes forêts… », dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l’on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l’on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu’emporte le vent, de bourgeons sertis dans l’écorce et de renouvellement. Un chemin d’ombres et de lumière, « qui donne sens à ce qu’on appelle humanité. »

    Hélène Dorion est une figure majeure de la littérature québécoise et francophone. Elle a publié une vingtaine d'ouvrages de poésie, ainsi que des romans, récits et essais : L'Intervalle prolongé suivi de La Chute requise (Noroît, 1983), Hors champ (Noroît, 1985), Les Retouches de l'intime (Noroît, 1987), Les Corridors du temps (Écrits des Forges, 1988), La Vie, ses fragiles passages (Le Dé Bleu, 1990), Un visage appuyé contre le monde, (Noroît / Le Dé Bleu, 1990), Le Vent, le Désordre, l'Oubli (L'Horizon Vertical, 1991), Les États du relief (Noroît / Le Dé Bleu, 1991), L'Issue, la résonance du désordre (L'Arbre à Paroles, 1993), Sans bord, sans bout du monde (La Différence, 1995), Pierres invisibles (Tarabuste, 1998), Les Murs de la grotte (La Différence, 1998), Passerelles, poussières (Im Wald, 2000), Fenêtres du temps (Trait d'union, 2000), Portraits de mers (La Différence, 2000), Jours de sable (Leméac, 2002), Ravir : les lieux (La Différence, 2005), Mondes fragiles, choses frêles (L’Hexagone, 2006), Le hublot des heures (La différence, 2008), Prix Charles Vidrac de la SGDL, L'Étreinte des vents (Presses de l'Université de Montréal, 2009), paru en France sous le titre L'âme rentre à la maison, Paris (La Différence, 2010), Recommencements (Druide, 2014), Le Temps du paysage (Druide, 2016), Comme résonne la vie (Bruno Doucey, 2021), Mes forêts (Bruno Doucey, 2021), Pas même le bruit d'un fleuve (Le Mot et le reste, 2022) et Coeurs, comme livres d'amour (Bruno Doucey, 2023).
    Hélène Dorion dirige par ailleurs des publications consacrées à la littérature québécoise et travaille à la rédaction de plusieurs revues dont Présages ou Regart.
    Mes forêts est inscrit au programme du baccalauréat en 2024.

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    Pas même le bruit d'un fleuve
    Pas même le bruit d'un fleuve
    (Le mot et le reste, 2022)

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    Quand Hanna découvre, parmi les effets de sa mère Simone récemment décédée, des carnets, photographies et coupures de journaux, elle se rend à Kamouraska pour tenter de trouver le fil qui rattachera son histoire à?celle de cette femme silencieuse, absente de sa propre vie. Le long du Saint-Laurent, de Montréal à Pointe-au-Père, suivant des marées parfois cruelles, elle remonte le siècle jusqu'en 1914, au moment du naufrage de l'Empress of Ireland. Sur cette route qui la conduit vers elle-même, Hanna devra composer avec le poids des secrets et des douleurs enfouies, que même le fleuve n'a su emporter.

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