Laure, l’héroïne de ce roman, n’est pas de ces enfants malheureux que la misère des banlieues conduit au pire. Et pourtant, une nuit de folie, elle participera à une « équipée sauvage » : elle sera - sans que soit discutée ici sa part de responsabilité - l’actrice avec d’autres d’un drame meurtrier. Par quelle dérive l’adolescente intelligente, cultivée et sensible, est-elle passée du « mal vivre » au geste fatal ? Gérard Lambert, assistant social en milieu pénitentiaire, tente de répondre à cette question. Ni justicier, ni partisan, il s’efforce de comprendre la rage et l’insolence qui inspirent à Laure et à Philippe ce qu’ils pensent être l’absence de sens de la société ; il s’interroge sur l’enchaînement des refus qui les fait basculer dans la violence. Sans oublier l’horreur de l’acte final, la souffrance et la mort, il cherche à éclairer, chez Laure, le sombre mélange d’amour et de haine, de solitude et d’exaltation, d’eau et de braise.
Gérard Lambert
- (HB, 1998)D'eau et de braise
(HB, 1998)D'eau et de braisenonImage
Gérard Lambert a publié D'eau et de braise (HB, 1998), Le beau monde (Gunten, 2008), Comme un jeu d'enfant (Gunten, 2009) et Vu de l'intérieur (Gunten, 2014).
* 1999 : invité au Festival du Premier Roman pour son premier roman D'eau et de braise